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samedi 18 septembre 2010

Partie de pêche


Cet été, j'ai eu plaisir à retrouver un moment d'enfance, au bord de l'eau, pas très loin de la maison de mes parents..

Avec notre cher petit voisin, nous sommes allés à "Fontaine couverte" pour une partie de pêche. Il faisait très beau, et très chaud... tellement chaud que les poissons ont préféré la fraîcheur du fond de l'eau. Quelques touches, de quoi rappeler petit Bat à son bouchon. Bien sûr, c'est ma mère qui a mis les vers, Bat a emmelé le fil de sa canne au lancer de ligne, il a failli tout mettre à l'eau dans son élan... Comme tous les enfants !


Maigre butin : un poisson chat, aussitôt remis à l'eau..



la besace et le panier du pêcheur

les petits copains

l'étang

Maintenant, il paraît que c'est la saison des champignons. La forêt toute proche regorge de trompettes de mort ! Ah que j'aimerai moi aussi partir à la cueillette des petits champignons des bois.

mardi 6 octobre 2009

Oeufs en meurette


Bonjour bonjour, je reviens d'un petit week end en Bourgogne où j'ai eu le plaisir de retrouver et de manger de délicieux oeufs en meurette.

C'est une recette bourguignonne, un plat rustique, mais qui contrairement à ce qu'il laisse penser, n'est pas franchement facile à faire... Le plat se compose d'oeufs pochés sur des toasts, dans une sauce au vin rouge. On peut le servir en entrée ou bien en plat principal, tout dépend de la portion ( 1 oeuf par personne pour une entrée / 2 pour un plat ). Pour réussir cette recette, il est important de choisir le bon vin, le bon pain et surtout savoir pocher des oeufs, ce n'est pas une mince affaire.
Samedi dernier, au restaurant La Cadole à Givry, c'était tellement bon que voilà une recette pour vous. Au fait, ça ressemble à ça.

en photo : le Château de Meursault, Côte d'Or


Oeufs en meurette

pour 6 personnes
préparation : 1h

6 oeufs ( voire 8 si vous êtes très maladroits )
6 tranches de pain
lardons fumés ou encore mieux, une tranche à découper
une bouteille de vin rouge de Bourgogne, type passe-tout-grain
4 oignons
3 gousses d'ail
1 bouquet garni
80 gr de beurre
4 cuil. à soupe de farine
4 cuil. à soupe d'huile
20 cl de vinaigre
1 pincée de noix de muscade
Sel et poivre

Pelez les oignons et les couper en petits dés. Dans une cocotte, faites blondir les lardons dans une cuillère à soupe d'huile. Ajoutez les oignons, la gousse d'ail pelée entière et continuez la cuisson à feu doux pendant 4 minutes. Mouillez avec le vin ( 55 cl ), ajoutez le bouquet garni, salez, poivrez et ajoutez la noix de muscade rapée. Couvrez et laissez mijoter pendant 25 minutes.

Passez les tranches de pain au grille-pain pour qu'elles soient bien croustillantes et dorées. Grattez les avec une gousse d'ail.

Dans une casserole, faites frémir 1,5 litre d'eau avec le vinaigre. Cassez délicatement un oeuf dans un bol et faites le glisser doucement dans la casserole. Procédez de la même manière pour les 5 autres. Faites les en deux fois, sinon ce sera la mare aux canards ! Laissez les pocher pendant 3 minutes. Retirez les avec un écumoir et réservez les dans de l'eau tiède salée. Si le pochage n'est pas un succès, faites les oeufs au plat et coupez le blanc autour du jaune de manière à faire un petit carré ( plus joli qu'un grand oeuf dans l'assiette ). Voilà une astuce qui peut sauver la recette.

Pour la sauce au vin, retirez le bouquet garni. Liez la hors du feu avec 1 cuillère à soupe de beurre mou mélangée préalablement avec 2 cuillérées de farine. Portez ensuite à ébullition en remuant vivement.

Dans une assiettes creuse, versez un fond de sauce au vin, puis diposez une tranche de pain, l'oeuf par dessus, un peu de poivre du moulin et hop. Réservez le reste de sauce dans une saucière.

Comme vous le voyez, c'est un brin technique. C'est un très bon plat, difficile à trouver au restaurant alors ça vaut le coup de tenter !

dimanche 30 août 2009

Totally Clafoutis

Hello,
je suis de retour après une belle semaine de vacances en République tchèque et Pologne. Je vous ferai d'ailleurs part de mes découvertes culinaires très bientôt. Viandes panées ou en sauce, poisson de rivière, knödel et bières, on s'est bien régalé.

Revenons à nos moutons, aujourd'hui c'est clafoutis !
Cela faisait une éternité que je n'avais pas mangé un clafoutis. L'idée m'est venue en voyant des mirabelles au supermarché du coin, des mirabelles de Nancy ! Aussi bonne que celles du jardin et mûres à point pour un bon gâteau.





Pour la recette, je l'ai honteusement pompé sur Marmiton. Recette testée et approuvée ! C'est un gateau facile à faire, qui ne demande pas des ingrédients compliqués ni la préparation d'une pâte à tarte. je le mettrai donc au même rang que le gâteau au yaourt ( délicieux avec des morceux de poires ). bref, idéal pour un goûter gourmand, puis le dîner, et le petit-déjeuner ( s'il en reste encore.....)


Clafoutis à la mirabelle

15 minutes de préparation
45 minutes de cuisson

450 gr de mirabelles
75 gr de farine
3 oeufs
75 gr de sucre
30 cl de lait
60 gr de beurre

Préchauffer le four à 210 °C. Dénoyauter les mirabelles et les diposer dans un moule beurré ( assez profond ). Mélanger le sucre et les oeufs, puis ajouter le beurre fondu à la casserole, la farine et le lait. Attention aux grumeaux ! Recouvrir les mirabelles de cette pâte et mettre au four pour 15 minutes. Baisser ensuite le thermostat à 150°C et prolonger la cuisson de 30-40 minutes. Pour vérifier la cuisson du gâteau, vous savez quoi faire..... une pointe de couteau, petite incision et s'il ressort net, c'est cuit !

Voilà quand je vous avais dit que c'était tout facile......... ;)

vendredi 12 juin 2009

Les ratés au supermarché


Voici un article sur ces drôles de produits crées par cette grand industrie alimentaire, et plus particulièrement ses couacs et flops. Enfin, ceux que j'ai identifié..
Vivant au Danemark, je me rends compte de l'ultra choix dont on dispose (ou dont nous sommes les pantins ? ) dans la grande distribution française. Ici, pour les yaourts, vous avez le choix entre vanille / fraise / passion / fraise et rhubarbe / nature et basta. Comparé au rayon de triple rayon de 10 mètres de long au Carrouf' du coin, on se croirait en période de crise.. et bien non, on arrête plutot de faire des caprices pour un faux yaourt-tarte tatin-archi cher et on retrouve des produits simples et bons.




Alors, je me souviens de quelques flops dans ma jeunesse. Commençons par Weetabix ! Je me rappelle d'une pub super cool avec un gamin en vélo, et un weetabix qui venait tomber délicieusement dans un grand bol de lait. La pub me faisait rêver, j'ai piouné pour que ma mère en achète, j'ai gouté, j'ai pas fini mon assiette.. je me disais : " des céréales de vieux déguisés en truc de jeunes..." l'arnaque !

Ensuite, le mystère Danao. Je n'ai jamais compris le succès de ce produit, du jus de fruit avec 20% de lait. Rien que de lire la composition, je dis beurk. Pour moi, et j'ai peut être tort, c'est contre nature... du lait et du jus de fruits ? enfin, euh, des concentrés archi sucrés + du lait écrémé + eau. Ouais, bof.. n'empêche, après un grand succés à son lancement, le produit a fait un flop en passant de 10 à 4 gammes. Vengeance !

Enfin, un petit gateau tout rond tout bon, mais complètement à côté de la plaque.. je parle de Bamboula ! Il a fait tous les goûters de mon enfance. Je me souviens qu'il ne sentait pas le chocolat mais la cacao et avait un petit goût de noix de coco. Excellent ! Malheureusement, les publicitaires devaient être fans de Tintin au Congo et Banania, et n'ont pas joué finot pour le nom. Dommage... impossible de trouver son équivalent aujourd'hui.






mardi 9 juin 2009

hein ?!


Non non, ce n'est pas macho...

Je suis sûre que Samantha ne se serait jamais laissée traiter de la sorte par Jean-Pierre !

Je parle de qui, de quoi ? de Ma sorcière bien aimée évidemment !

mardi 3 février 2009

Quel rapport entre Sweeney Todd et la mère Michel ?


Ce soir, je ne vais pas vous donner une recette mais vous raconter une histoire... Rumeur, légende urbaine, comptine pour enfants, film sanguinolant ? tout ça en même temps, un joli Minestrone !

Depuis quelques semaines, je suis sur le livre Histoire des peurs alimentaires de Madeleine Ferrières. Un ouvrage assez costaud, très bien documenté qui raconte l'origine et l'expression  de peurs alimentaires du Moyen-âge au début du XXème. 
Les peurs alimentaires d'aujourd'hui pourraient être les OGMs...ce cher amidon modifié qu'il faut traquer dans chaque étiquette, regardez, vous en trouverez ! ou encore cette rumeur de viande de rat dans les steaks des hamburgers du Mac Do. Tiens, nous nous rapprochons de mon histoire...

Sweeney Todd et la mère Michel ? non non, Sweeney n'égorgeait pas de chats, ni la mère Michel n'avait de barbe...voilà l'histoire
Au XVIème siècle, on consomme de plus en plus de denrées transformées, ou plats préparés par un tiers, et la méfiance grandit vis à vis des aubergistes, brasseurs et pâtissiers. La campagne garde confiance par rapport à la nourriture car le jardin potager est tout proche. On sait ce que l'on mange, on connaît la "traçabilité" de l'aliment. En ville, des rumeurs d'empoisonnement, de viande avariée, d'alcool frolaté se répandent, certaines deviennent des légendes urbaines.
En ville se développe un nouveau commerce, celui du "pâté", notre tourte d'aujourd'hui. Ces pâtés de viande sont préparés par celui qu'on appelle alors pâtissier ( spécialiste de la pâte ). On trouve de nombreuses échoppes ou ventes ambulantes dans la ville. Le pâte est consommé par les pauvres, les ouvriers, les enfants. Il est aussi à la table des bourgeois et gens de pouvoir ( au  faisan et truffes à la table du roi Frederic à Berlin ).

Cependant, le pâté attire la méfiance des consommateurs, car la viande y est hachée, cachée, comme déguisée par la pâte. On rajoute à la viande un peu d'épices, de la menthe, des échalotes qui arrangent le goût et brouillent les répères gustatifs. Certains ont peur de manger de la chair humaine et que le pâtissier soit un tueur en série ( tiens, Tim burton aurait-il lu le même livre que moi ? ). D'autres craignent manger de la viande de chat ( miam miaou ). Cette dernière rumeur est exprimée de différentes manières, par la rédaction de lois ou par des chansons populaires, telle que la comptine de la mère Michel qui a perdu... son chat ! 
Dans la chanson, on peut entendre le père Lustucru lui répondre " pour un lapin votre chat est vendu". Justement à cette époque, on mange beaucoup de lapins et il doit être vendu avec la tête pour prouver que ce n'est pas du chat ( imaginez un chat depecé, vous comprendrez... ). d'où cette jolie comptine que nous avons tous chantés enfants, sans savoir que la chat était en fait dans la tourte du pâtissier du coin.
Face à ces rumeurs et véritables intoxications alimentaires, on rédige des lois pour que le pâtissier atteste de la bonne qualité de sa viande. Il doit acheter sa viande au boucher, la préparer là où il la cuit en pâté, que ce soit fait d'une manière publique et non au fond d'une sombre gargote. On met de l'ordre pour éviter des inoxications et maladies chez une population qui, quand elle n'est pas affamée, mange un peu tout et n'importe quoi dans une fausse abondance.

Pour conclure, la Mère michel a mangé son chat dans une tourte, celle-ci préparée par la patissière du coin qui fricotte avec un beau barbier qui ne s'appelait par Sweeney Todd mais Père Lustucru. et là, Hollywood a rajouté une touche de glam'.

à bientôt :)


le film_extrait: Worst pies in London



et voici la jolie chanson...